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Rédaction Commerciale versus Rédaction Créative : qui va gagner le combat ?

La rédaction, quelle que soit sa forme, est inhérente à de nombreux domaines : commerce, pédagogie, coaching, loisir… Nous sommes tous reliés quotidiennement à cet art pour notre travail ou nos loisirs.
J’aimerai extraire deux types de rédactions, parmi toutes celles qui existent, pour les analyser et tenter de les confronter l’une à l’autre.
Résultat du combat à la fin de l’article.

1. La Rolls Royce de la rédaction commerciale : le copywriting

En rédaction commerciale, on est là pour convaincre notre lecteur de réaliser une action : acheter un produit, s’inscrire à une newsletter, demander de la documentation gratuite, regarder une vidéo… Les supports de ce type de rédaction sont connus : publicités et pages de vente en tête. Cette rédaction-là s’attache à présenter des faits et objectifs clairs pour son lecteur de manière à lui demander d’effectuer une action spécifique. C’est le copywriting : la rédaction pour convaincre.

La technique de persuasion principale de ce genre de copie est connue et utilisée de la même manière sur tous les sites web : la preuve sociale. Que ce soit par le biais de témoignages vidéos ou de témoignages écrits, ces encarts ont un objectif clair : convaincre les lecteurs que le produit ou le service a déjà été utilisé et approuvé par une myriade consommateurs avant eux. Et donc qu’il est sûr et utile à 100 %. Ce biais cognitif est certainement le ressort psychologique le plus utilisé sur les sites web du monde entier car il est facile à mettre en place et il fonctionne !

Le copywriting peut être diffusé par petites touches dans une page web, de manière quasiment invisible : il peut ainsi s’adapter à différentes sortes de public. C’est une partie très importante de la rédaction commerciale qu’il faut bien comprendre : le rédacteur derrière la copie change de style et de ton afin d’atteindre des audiences différentes. Parfois, il sera nécessaire d’avoir une technique marketing assez « lourde » pour bien engager le lecteur ; d’autre fois, il suffira de doser habilement et de distiller son copywriting par petites touches pour le rendre agréable et digeste. Tout dépend de ce que vous vendez, et à qui vous vous adressez !

2. Les dangereuses impasses de la rédaction commerciale

Lorsqu’on écrit pour transformer un prospect (la cible de notre stratégie marketing) en client, on peut parfois mettre de côté la légèreté qu’il y a à créer un texte de toute pièce. Le copywriting répond toujours à un besoin et il est donc structuré d’une certaine manière. En cela, il émane de toute rédaction à but commercial une certaine rigidité. Difficile en effet de passer à côté de certaines étapes lorsque l’on rédige pour un client professionnel.

L’un des écueil de la rédaction commerciale peut être de trop axer son texte sur la vente et donc de décourager le lecteur qui sent venir la vente forcée. Ce désagrément peut devenir catastrophique si les visiteurs se sentent agressés ou manipulés. La cote de popularité de l’entreprise peut alors s’en trouver affectée, voire même, chuter lourdement si la technique n’est pas bien maîtrisée.

Une autre difficulté du copywriting : le manque d’originalité. Tous les copywriters ont tendance à suivre une recette qui fonctionne ( normal ^^) et donc à construire des pages de vente similaires les unes aux autres. Il est du devoir du rédacteur d’essayer de se démarquer de la concurrence et de proposer d’autres axes de travail. À l’heure de l’intelligence artificielle, il va devenir de plus en plus important d’être créatif, audacieux et novateur pour convaincre les lecteurs d’une autre manière.

3. La rédaction créative, pour passer de rédacteur à écrivain

La rédaction créative c’est la récré pour le rédacteur professionnel ! Un moment de pure création, sans limites et sans barrières. L’écrivain s’exprime librement, il dévoile ses points de vue et ses opinions, une posture qui n’est pas envisageable dans une rédaction à but commercial. Ce dévoilement personnel permet en revanche une plus grande proximité entre le rédacteur et ses lecteurs.

La création est au cœur de toute rédaction créative : que ce soit pour un roman ou une nouvelle, l’écrivain emmène son lecteur dans des endroits réels ou imaginaires peuplés de personnages inventés. Les histoires ainsi créées demeurent uniques. Elles peuvent résonner pour le lecteur qui s’identifiera à coup sûr à l’un des personnages.C’est une expérience personnelle et différente qui se compose alors pour chaque personne.

La rédaction créative est architecturée autour du développement des émotions. Celles des personnages de l’histoire mais également celles des lecteurs ! L’écrivain se sert des émotions pour capter l’attention du lecteur et l’enchaîner à son récit jusqu’au dénouement ou à la résolution de l’intrigue. C’est ce que l’on veut trouver lorsque l’on se plonge dans un livre : un lien émotionnel avec les personnages.

4. Les faces cachées de la rédaction créative

Si la rédaction fictionnelle peut être source de liberté pour un écrivain, elle présente des revers connus. Le principal d’entre eux, c’est le temps demandé pour écrire. 25% des français désirent écrire un livre, moins de 5% réalisent ce rêve (selon un sondage de 2022 Le Figaro Littéraire/Odoxa). Pourquoi ? La réponse principale c’est le manque de temps. Écrire prend beaucoup de temps, et dans une époque dopée aux stéroïdes, cela devient donc une activité optionnelle car trop exigeante.

Le rêve d’écrire à un coût en temps mais également en concentration et en attention. Les qualités principales que requiert l’écriture créative peuvent décourager de nombreuses personnes. Il faut s’investir mentalement pendant de nombreuses heures pour espérer voir un résultat apparaître. Le simple fait de devoir se concentrer régulièrement sur un sujet spécifique pendant plusieurs heures et sur plusieurs jours puis mois est l’obstacle majeur qui empêche de passer à l’action.

Le manque de cohérence et les difficultés de lecture qui peuvent en découler peuvent être des barrières supplémentaires à l’écriture créative. Un texte libre, unique et créatif peut risquer de faire décrocher de nombreux lecteurs. Le rédacteur reste dans une position d’artiste et ne parvient pas à rendre ses pensées intelligibles et digestes pour son lecteur. Le pari est donc perdu, car une œuvre sans lecteurs, c’est un parc sans promeneurs, cela n’a aucun intérêt !

Avez-vous remarqué ?
Il existe un point commun principal qui unit ces deux types de rédactions pourtant visiblement antagonistes : elles visent à émouvoir et captiver le lecteur.
La rédaction, quelle que soit son support a toujours un point commun : elle s’adresse à une audience.
Pour lui apporter de l’émotion, de l’information et ainsi le convaincre de continuer sa lecture ou d’acheter un produit.